Chapitre II C'était une belle matinée de début d'été. Comme tous les matins, elle s'était d'abord accoudée à sa fenêtre pour regarder le soleil se lever et, lorsque les premiers rayons de soleil étaient venus lui caresser les joues, elle avait, sur une envie soudaine, enfilé ses tennis pour aller courir sur la plage.
Marie Cotwel était une très belle jeune fille de 20 ans avec de longs cheveux blonds qui finissaient en anglaise sur ses épaules. Elle avait de grands yeux marrons qui, d'après ses amis, devenaient presque noirs lorsque quelque chose la contrariait. Ses traits étaient fins et juste au dessus de son petit menton s'étirait une grande bouche rieuse où s'étendait constamment un sourire rassurant.
Etant adolescente elle avait souvent subit les moqueries des autres sur son poids hors norme et sa petite taille, mais après une légère poussée de croissance et quelques efforts physiques, elle avait désormais ce qu'on déclare comme le corps parfait avec des formes bien placées.
Cela faisait maintenant 20min qu'elle courait, elle décida de s'arrêter quelques minutes pour souffler.
C'était pourtant ce corps qu'on lui disait si parfait qui avait fait d'elle ce qu'elle était devenue une jeune femme avec beaucoup de caractère, une volonté hors du commun et une croyance en la vie à toute épreuve.
Elle n'avait que 16 ans et elle commençait tout juste à s'embellir, lorsqu'un producteur l'avait repéré et l'avait entrainé dans le monde du show buisness. Au début l'idée de se retrouver en couverture des magazines, ça m'avait beaucoup amusé se rappela-t-elle, et puis brutalement, elle était retombée dans la dure réalité. Il fallait donner plus, toujours plus et ce n'était jamais suffisant. Mais lorsque que son patron lui avait fait des avances, elle avait mis fin à toute cette mascarade. Elle était restée trop longtemps coincée dans ce monde de strass et de paillettes. Ce monde, admiré de tous, qui n'était en réalité qu'une toupie infernale dont il était très dur de s'enfuir.
Elle sourit en voyant les gens ouvrir leurs volets, allumer leurs lumières, partir au travail ou faire plein d'autres activités qui encombrent notre quotidien. Voilà ce à quoi elle aspirait, une vie simple sans but, sans obligeances et surtout sans avoir besoin d'une conduite irréprochable. Ce qu'elle recherchait n'était plus ni la beauté ni la gloire mais le bonheur et une vie entièrement dictée par ses envies.
Aujourd'hui, elle était une jeune femme heureuse qui avait compris le sens caché du mot vivre.
Elle avait réussit à décrocher un petit job dans une maison de retraite où elle aimait passer du temps en compagnie de vieilles personnes qui avaient su garder leur joie de vivre. Et quand elle n'était pas à son travail, elle s'occupait de son association, sa plus grande fièrté.
À 19 ans elle avait décidé d'aider les jeunes filles en difficulté, aujourd'hui elle était à la tête d'une association internationale. Au début elle ne traitait que les jeunes filles victimes du show buisness mais à présent elle s'occupait aussi des jeunes filles victimes de viol, des fugueuses, des délinquantes, et plein d'autres sortes de problème.
Et si j'allais faire un tour du côté de chez Jeff, se questionna-t-elle, il y a toujours beaucoup d'animation chez lui.
Après avoir fait un petit détour de 10 min pour aller acheter quelques croissants chauds, ceux que Jeff préférait, elle aperçut le toit de sa maison. Voilà sa rue, pensa-t-elle, et là sa charmante petite maison.
La charmante petite maison en question était en fait une maison basque avec des volets rouges, un toit pentu et de grandes poutres de bois peintes en rouge assortis avec les volets. Marie avait toujours trouvé que la maison que le père de Jeff avait construit en souvenir de son enfance, ressemblait plus à un chalet construit en plein milieu d'une ville plutôt qu'a une typique maison basque.
Après tout, tout le monde ne pense pas comme moi soupira-t-elle en poussant le loquet du portail. Elle traversa tout le jardin où l'herbe aurait eu besoin d'être tondue et les massifs de fleurs, qui poussaient désormais partout, besoin d'être taillé.
Marie frappa directement à la porte, la sonnette ne marchant plus.
Comme à son habitude Jeff ne la fit pas attendre.
- Marie, dit-il avec en guise de salut un petit sourire au lèvres, comment vas tu depuis hier.
- Jeff, répondit-elle en lui rendant son sourire, très bien et toi
- Rentre, tu as de la chance je viens juste de faire du café
- et moi d'acheter des croissants, sourie-t-elle contente de sa surprise
Elle ne se fit pas prier pour rentrer, bien qu'il y ai quelques rayons de soleil elle avait négligé de prendre un pull et le vent matinal était froid.
Alors comment vous trouvez la présentation de mon personnage???
Lisa
merci à sucre-dorge35 à misslu74 et à akomi666 de me corriger mes fautes
si tu en vois d'autre n'hésites pas
merci à pomponette2610 pour la petite correction qu'elle m'a apporté